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Crise: les scieries belges sont en grande difficulté

Les scieries belges sont en crise, car le bois de nos forêts est racheté par des investisseurs étrangers et est de plus en plus exporté vers les pays d'Asie du sud-est.
21 janv. 2015 à 16:22Temps de lecture1 min
Par RTBF

La situation difficile à gérer pour le secteur. Certaines scieries n’ont toujours pas repris leurs activités et éprouvent des difficultés à s’approvisionner en bois, comme c’est le cas dans une scierie de Florennes. Tout est y à l'arrêt depuis le début de l'année, avec trois ouvriers sur quatre au chômage technique.

Une situation de crise difficile à gérer comme le souligne Claude Camps, président de la Fédération belge des scieries:

"Nous sommes à l’arrêt depuis fin décembre. Et en janvier, nous n’avons pas pu reprendre. Nous manquons à l’heure actuelle de matières premières pour alimenter la scierie."

Principale cause de cette crise du secteur: les pays asiatiques, qui achètent le bois wallon avec d’importants moyens financiers.

Avec des conséquences inquiétantes pour les scieries belges. Les exportations vers l'Asie ont explosé avec de plus de 20 % de hêtres et 40 % d’exportation de chênes.

Christian Hontoir dirigeant d'une scierie à Faulx-les-Tombes se dit inquiet pour toute la filière du bois en Belgique:

"S’il commence à manquer des maillons, ce sera la fin des scieries belges. Et la forêt ne servira plus qu’à faire du bois de chauffage."

Christian Hontoir est amer quand il sait que le bois wallon, géré de façon durable, garde son label PEFC (certification pour la gestion forestière durable), même après une exportation vers l’Asie du sud-est:

"Ces bois transportés sur 20 000 ou 30 000 km en Chine, au Vietnam ou au Bangladesh et dans d’autres pays reviennent ici sous forme de mobiliers garantis PEFC. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans le système."

Depuis un an, le gouvernent wallon a réagi. Il réserve une petite partie de sa forêt domaniale aux scieries. Certaines communes devraient suivre le pas. Une petite bouffée d'oxygène pour un secteur qui, ces 8 dernières années, a perdu en Belgique la moitié de ses emplois.

Nicolas Franchomme, Monika Wachter

 

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