Psychologie

Covid-19 : les femmes et les jeunes plus impactés sur le plan psychologique

Covid-19 : les femmes et les jeunes plus impactés sur le plan psychologique.
18 nov. 2020 à 14:30Temps de lecture2 min
Par RTBF TENDANCE avec AFP

Tandis que plus de 105.000 personnes ont déjà participé à l’enquête, de premiers résultats révèlent que les femmes et les jeunes sont les plus sensibles aux effets psychologiques de la pandémie. On savait déjà que la santé mentale des étudiants était mise à mal par les confinements, on sait aujourd'hui que les femmes sont aussi fortement impactées.

1 femme sur 3 plus stressée depuis le début de la crise sanitaire

D’après les premières analyses des chercheurs, la pandémie a fortement accru les états de stress, de solitude et de colère aux quatre coins du monde.

En France, où 2580 personnes âgées de 33 à 59 ans ont déjà été interrogées, cette hausse de l’anxiété a été observée chez 20% à 25% des répondants par rapport aux deux semaines qui ont précédé l’enquête et la période avant la crise sanitaire.


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Des disparités existent toutefois entre hommes et femmes, ces dernières étant plus impactées par la pandémie sur le plan psychologique.

Près de trois participantes sur dix (27%) affirment ressentir plus de stress depuis le début de l’épidémie de Covid-19 (contre 14% des hommes), 23% se sentent seules (contre 12% des hommes), et 24% éprouvent un sentiment de colère.

Solitude et colère : les jeunes particulièrement fragilisés

Tout comme la gent féminine, la santé mentale des jeunes est touchée de plein fouet par la pandémie puisqu’ils sont 25% à ressentir une solitude accrue, et 22% à éprouver de la colère. De plus, près de 10% des jeunes ont eu des pensées ou gestes suicidaires ou d'automutilation depuis le début de la crise sanitaire.

S’il s’agit de données françaises, les chercheurs précisent que la tendance est similaire dans les autres pays concernés par l’enquête, où les femmes et les jeunes semblent les plus sensibles aux effets psychologiques de la crise sanitaire. Seule la Grèce sort du lot avec des niveaux particulièrement élevés de stress, de solitude et de colère (66% des participants).


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"Aujourd’hui, l’un de nos objectifs est notamment de renforcer l’inclusion d’enfants et d’adolescents", explique le Pr Marie-Odile Krebs, GHU Paris, Université de Paris, Institut de psychiatrie.

"Les premiers résultats indiquent que les jeunes vivent plus mal cette situation et nombre de troubles psychiatriques surviennent à cette période, indépendamment d’un contexte de crise sanitaire."

"Mieux comprendre ce qui se joue dans ces âges est essentiel", ajoute-t-elle.

Les dispositifs pour faire face

Les chercheurs se sont également intéressés aux stratégies d’adaptation utilisées en cette période particulière, autrement dit aux moyens mis en œuvre par une personne pour faire face à une situation problématique. La moitié des participants ont indiqué s’être plus tournés vers les médias. Un constat observé dans la majeure partie des pays ayant participé à l’étude.

L’exercice physique, l’usage d’internet, les réseaux sociaux et les contacts interpersonnels figurent également comme des stratégies d’adaptation employées par la population.

Pour participer à l’enquête : coh-fit.com/?lang=fr

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