Courtney Love, icône grunge et féministe, l'HÉROÏNE de Juliette Goudot !

Juliette Goudot et son HÉROÏNE : Courtney Love

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07 juin 2017 à 13:36 - mise à jour 07 juin 2017 à 13:36Temps de lecture2 min
Par eja

La biographie de la journaliste musicale Violaine Schütz, "Courtney Love : De l’enfer punk à la rédemption glam, histoire d’une icône du rock controversée", vient de sortir aux Éditions Camion Blanc. L’occasion pour Juliette Goudot d’en faire son héroïne de cette semaine.

Where did you sleep last night -Nirvana-MTV unplugged

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" My Girl ", c’est Kurt Cobain chantant Courtney Love…

Enfant hippie, baby doll grunge, punkette, égérie mode, actrice adoubée par Hollywood, quelque part entre Madonna et Lady Macbeth se trouve Courtney Love.

Au-delà de la mort prématurée de son homme adoré, le leader de Nirvana, une biographie non autorisée de Courtney Love vient nous rappeler qu’elle est aussi une féministe rageuse et échevelée, pas toujours reconnue à sa mesure (ou démesure).

Hole - Doll Parts

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Comment devient-on Courtney Love ?

Il y a le sordide d’une enfance à la Marilyn, élevée dans une communauté hippie entre un père manager (ou plutôt dealer) du groupe rock américain Grateful Dead et une mère toujours prête à suivre le premier gourou qui passe. Des parents qui testent sur elle l’effet du LSD à 4 ans, de l’alcool à 11. Lasse des maisons de correction, Courtney se lance dans le strip-tease pour s’en sortir, dort dans des squats…

Patti Smith, David Bowie et Joy Division changent sa vie. Mais en concert, Courtney ne veut pas être une groupie des rockeurs dans les backstage ce qu’elle veut c’est être sur scène à leur place.

Courtney écoute Nico (chanteuse des Velvet Underground), lit Sylvia Plath, commence à prendre de l’héroïne, invente le look " Kinderwhore " qui inspire aujourd’hui la mode. Elle fonde son groupe auquel elle attribue le nom provoc de Hole (" orifice ").

En 1989 à Seattle (la mecque du grunge), en 1ère partie d’un concert, Courtney découvre Nirvana, avant Nevermind. Le chanteur (Kurt Cobain) la séduit par son look blème et noyé. Elle est plus grande que lui, plus grande gueule, plus tout. Ils sont féministes tous les 2, junkies tous les 2, dans une dépendance totale l’un à l’autre.

Courtney largue le chanteur des Smashing Pumpkins et épouse Kurt Cobain à Hawai en 91. Elle porte une robe de son idole Frances Farmer – une actrice des années 30 rendue folle par le système hollywoodien (qui inspire à Mylène Farmer aussi son nom de scène). Kurt est en pyjama, probablement sous l’emprise de drogues.

Mais quand éclate le succès planétaire de Nevermind, le 2nd album de Nirvana, Courtney subit peu à peu le syndrome Yoko Ono.

Un grand article de Vanity Fair précipite la descente : on retire la garde de Frances à ses parents. La haine médiatique s’intensifie de manière terrible après la mort de Kurt à 27 ans. Une bonne partie de l’opinion estime que Courtney est responsable de son suicide. Elle devient la veuve noire, subit une chasse aux sorcières. Elle s’en défend. Elle n’a jamais été que la femme de Kurt Cobain...

Avant et après sa mort, elle s’estime " victime d’une guerre des sexes, d’un terrorisme politique, médical et médiatique ". Courtney fait tout voler en éclat. Sur scène, elle frappe plus fort que Nine Inch Nails, casse les guitares mais aussi les genres dans un féminisme de combat nous dit Violaine Schutz.

De rédemption en rechute, elle fait une incursion dans le cinéma avec le rôle cathartique d’Althea, l’amoureuse junkie de Larry Flynt. S’en suit une tournée catastrophique avec Marilyn Manson et l’interminable descente des années 2000. Courtney perd à nouveau la garde de sa fille et s’en sort tel le phoenix début 2010 grâce à la mode, au bouddhisme et à la chirurgie faciale. " Les vraies filles ne sont pas parfaites et les filles parfaites ne sont pas vraies ", dit-t-elle.

Ses albums méritent une vraie place dans les discographies rock. À 52 ans, elle continue d’inspirer les générations, quelque part entre Amy Winehouse et Lana Del Rey…

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