Coronavirus : les cyberattaques contre des organismes de santé en hausse de 45% dans le monde

Submergés par la crise sanitaire due au coronavirus, les hôpitaux constituent une cible de choix.
19 janv. 2021 à 17:31Temps de lecture2 min
Par Belga

Les cyberattaques visant le secteur des soins de santé ont augmenté de 45% dans le monde au cours des deux derniers mois, a indiqué mardi la société de cybersécurité israélienne Check Point dans un communiqué. Submergés par la crise sanitaire due au coronavirus, les hôpitaux constituent une cible de choix.

Cette hausse est deux fois plus importante que dans les autres secteurs (+22%), constate l'entreprise.

Les attaques sont généralement menées grâce à des logiciels de rançon, des réseaux d'ordinateurs zombies (contrôlés à distance par des cybercriminels), par déni de service (DDoS, qui consiste à inonder un serveur de requêtes inutiles pour le submerger) ou en exécutant du code à distance.

Chaque organisation est une cible potentielle des cybercriminels

"Toutefois, les logiciels contre rançon sont ceux qui connaissent la plus forte augmentation et constituent la plus grande menace pour les organismes de santé par rapport aux autres secteurs industriels", évalue Check Point. Les rançongiciels (ransomware en anglais) encryptent les données des utilisateurs dans l'idée de les restituer ultérieurement en échange d'une rançon. "Dans les cas extrêmes, le ransomware bloque l'accès au système informatique en encryptant également des données vitales au bon fonctionnement du système", décode Katrien Eggers, chargée de communication à la Computer emergency response team (CERT, le service opérationnel du Centre pour la cybersécurité Belgique).

"Chaque organisation est une cible potentielle des cybercriminels. Il est vrai que si un cyberincident se produit dans le contexte actuel, il risquerait de fortement perturber le bon fonctionnement des hôpitaux", commente-t-elle.

Mais pourquoi viser les hôpitaux? "Les cybercriminels considèrent que les hôpitaux sont les plus disposés à payer une rançon", avance Omer Dembinsky de Check Point. Assiégés de patients Covid-19, les établissements hospitaliers doivent aussi gérer les programmes de vaccination. "Toute interruption des opérations hospitalières serait donc catastrophique", résume M. Dembinsky.

L'entreprise israélienne estime que 65% des hôpitaux belges ont déjà subi une cyberattaque. Un nombre que le Centre pour la cybersécurité Belgique (CCB) ne peut confirmer, étant donné que les hôpitaux ne sont pas tenus de signaler les cyberincidents dont ils sont victimes.

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