Belgique

COP26 : Alexander De Croo appelle les autres économies du monde à se joindre aux efforts européens pour le climat

02 nov. 2021 à 15:32 - mise à jour 02 nov. 2021 à 15:49Temps de lecture3 min
Par Jean-François Noulet

A Glasgow, à la COP 26, la conférence sur les changements climatiques, le Premier ministre belge, Alexander De Croo est monté à la tribune, comme les autres chefs d’Etats des pays participants à cette conférence. Il a rappelé l’urgence de réduire de manière importante les émissions de CO2 pour atteindre l’objectif de limitation du réchauffement climatique à 1,5 degré au-dessus des niveaux préindustriels. Il a présenté les projets belges pour aller dans cette direction, notamment les investissements dans les éoliennes offshore. Il a aussi appelé les autres économies du monde à se joindre aux efforts entrepris par l’Europe pour limiter le réchauffement climatique.

Les effets du réchauffement climatique ne sont plus seulement "quelque chose à la TV"

En introduction à son discours, Alexandre De Croo a dressé une liste des catastrophes naturelles attribuées aux changements climatiques : incendies de forêts gigantesques, vagues de chaleur qui anéantissent les récoltes et assèchent les réserves d’eau, sans oublier les inondations. "41 personnes sont décédées dans de telles inondations, dans mon pays, cet été", a rappelé Alexander De Croo. "Les premiers citoyens belges a être victimes du changement climatique", a-t-il ajouté.

Dans le passé de telles catastrophes naturelles ont déjà touché d’autres pays et d’autres continents, a souligné Alexander De Croo, "pour nous, c’était quelque chose de lointain. Quelque chose à la TV. Mais plus maintenant", a-t-il remarqué.

Il faut "un changement rapide"

Pour le Premier ministre belge, l’augmentation de la concentration en dioxyde de carbone et l’augmentation de la température sont "sans précédents".

Face à ce constat, "une seule conclusion", estime le Premier ministre. "Nous avons besoin d’une réduction rapide et à grande échelle des émissions de CO2" a martelé Alexander De Croo, "pour garder à portée l’objectif de réduire la température d’1,5 degrés".

La Belgique montre l’exemple

Que fait la Belgique face à ce constat ? Elle s’inscrit dans la stratégie européenne et agit, estime Alexander De Croo. "Nous investissons pour rester l’un des leaders mondiaux dans la production d’énergie éolienne offshore", a précisé Alexander De Croo. Il a expliqué que la Belgique allait tripler sa capacité offshore "d’ici la fin de la décennie". "Cela couvrira les besoins en électricité de chaque ménage dans mon pays", a ajouté le Premier ministre belgeIl a aussi rappelé les ambitions belges de devenir l’une des principales plaques tournantes pour l’approvisionnement en hydrogène "propre".

La Belgique fera aussi un effort pour aider les pays les plus fragiles. "Nous contribuerons à hauteur de 200 millions d’euros pour combattre la déforestation", a signalé Alexander De Croo.

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L’Europe prend ses responsabilités et appelle le reste du monde à suivre

Si pour Alexander De Croo, l’Europe a une responsabilité historique dans le changement climatique et a pris, aujourd’hui, la tête dans la lutte contre le réchauffement, "nous ne sommes pas les seuls à avoir une responsabilité". "Les autres principales économies devraient urgemment prendre des actions équivalentes et rejoindre les ambitions européennes", a-t-il plaidé. Elles devraient le faire "dans leur propre intérêt", a-t-il ajouté. Car, selon lui, il y a, à la clé, une nouvelle économie à construire et de nouveaux jobs à créer.

Alexander De Croo appelle à "se reconnecter avec une croissance économique verte" et à soutenir les entreprises dans leurs efforts pour un futur plus soutenable. "Nous avons besoin d’aider les gens et les entreprises à accomplir cette transition", a-t-il estimé.

Alexander De Croo a aussi plaidé pour que cette nouvelle économe soit "inclusive". "La transition climatique n’est pas seulement quelque chose pour les gens riches dans les pays riches. Si c’est cela, nous échouons", a déclaré Alexander De Croo. "Les technologies durables sont abordables", a estimé le Premier ministre belge.

Pour Alexander De Croo, il y a eu "assez de longs discours", "il est temps pour l’action, en commençant aujourd’hui", a-t-il ajouté. C’est une "nécessité", "une urgence".

"Nous pouvons encore atteindre les objectifs de Paris", a estimé Alexander De Croo. C’est une question "de volonté politique", a-t-il ajouté.

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