#Connexions - Pourquoi allons-nous voir si peu de films belges ?

Connexions
16 janv. 2014 à 16:00Temps de lecture2 min
Par micma

Trois nominations au total ! C’est une grande année pour le cinéma belge. "Ernest et Célestine", co-production franco-belge, concourra pour l’Oscar du meilleur film d’animation et "Mr. Hublot" de Stéphane Halleux est en lice pour l’Oscar du court-métrage d’animation.

"The Broken Circle Breakdown" est le quatrième long métrage du réalisateur flamand Felix van Groeningen. Il avait déjà remporté plusieurs prix pour son film "La Merditude des choses" en 2009. Mais parmi les spectateurs francophones, qui a vu l’un de ses films ?

Le cinéma flamand a le vent en poupe. Il y a deux ans, c’était Rundskop de Michaël Roskam qui était nommé aux Oscars. Mais là, encore, le public francophone ne s’était pas pressé dans les salles obscures. C’est simple : dans le top 20 des films belges les plus vus en salle en Belgique, il n’y a que deux films francophones.

Double prix de l’interprétation à Cannes, "Le 8ème jour" de Jaco Van Dormael se classe en 6ème position. "C’est arrivé près de chez vous", avec Benoît Poelvoorde, ferme le Top 20. Pas de Frères Dardenne, en revanche, malgré leurs multiples distinctions (dont deux Palmes d’or). Les 18 autres films du classement sont tous flamands.

Car les spectateurs flamands vont voir les films flamands. Les francophones semblent, eux, bouder leur cinéma. Et ignorent largement les films du nord du pays.

Champion des ventes de tickets : le réalisateur Erik Van Looy a signé les deux plus grands succès des années 2000 : Loft et De zaak Alzheimer. Des films largement passés inaperçus en Wallonie. Stijn Coninx, auteur notamment de Daens, rafle les trois autres places du Top 5 de la fréquentation des salles.

Face à ce constat, chacun à son explication. Le cinéma francophone, réputé " social ", souffre-t-il d’un problème d’image ? Est-ce dû à un manque de promotion ? Ou plutôt à un manque d’audace des salles qui privilégieraient les blockbusters américains ? A la domination des groupes UGC et Kinepolis, au détriment de petits cinémas, plus enclins à programmer des films d’auteurs ? Est-ce lié à la mentalité francophone, fort peu "patriotique" ? Ou encore à la concurrence du cinéma français ?

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