Belgique

Congrès N-VA: le confédéralisme en attendant l'indépendance

Liesbeth Homans, Bart De Wever et Ben Weyts au congrès de la N-VA
02 févr. 2014 à 12:48 - mise à jour 02 févr. 2014 à 20:22Temps de lecture2 min
Par Belga News

Bart De Wever en a appelé à l'histoire lors de son speech, et plus particulièrement à celle du mouvement flamand qui, a-t-il dit, a toujours obtenu ce qu'il voulait. "Chaque réforme de l'Etat qui a été demandée par notre mouvement a toujours été obtenue", a-t-il déclaré.

Le président de la N-VA n'a pas parlé de l'indépendance de la Flandre, même si elle reste bien, a précisé Ben Weyts, l'objectif premier des nationalistes flamands.

Le choix du confédéralisme en attendant l'indépendance

Il n'y a pas de lien entre le confédéralisme que la N-VA proposera aux électeurs le 25 mai et l'indépendance de la Flandre mais une Flandre indépendante demeure bel et bien l'objectif premier contenu dans les statuts du parti, tel est le message qu'a adressé dimanche le chef de groupe des nationalistes flamands au parlement flamand, Mathias Diependaele, lors du grand congrès de trois jours consacré au confédéralisme.

"Nous n'avons pas retenu le lien que certains orateurs voulaient faire entre le confédéralisme et l'indépendance. Mais, soyons clairs, rien n'est changé aux statuts, qui sont toujours d'application", a souligné Mathias Diependaele.

La fin du congrès de la N-VA

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Limiter les allocations de chômage à deux ans

La N-VA a tranché quelques-uns des points de son programme qui restaient en suspens. Les nationalistes flamands se sont entendus sur la question des allocations de chômage: ils veulent en limiter la durée de l'octroi à deux ans - si le travailleur a travaillé durant une période suffisante - tout en en augmentant le montant. Cette période est complétée par un an d'activation des allocations.

Bruxelles a constitué un point d'accrochage. Certains congressistes ont proposé samedi, sous les applaudissements de la salle, d'en faire une ville exclusivement flamande. La raison, à laquelle a appelé quelques fois le président du congrès, le député fédéral Ben Weyts, au cours des échanges, l'a toutefois emporté. "Nous ne nous livrons pas à de l'impérialisme, à des revendications territoriales. Mais que cela soit bien clair: nous n'abandonnons pas Bruxelles et les Bruxellois. La Flandre ne se sépare pas de son territoire", a expliqué Mathias Diependaele.

La N-VA veut bien d'un mécanisme de solidarité entre la Flandre et la Wallonie mais celui-ci ne peut être permanent, comme l'a réclamé le chef de groupe à la Chambre, Jan Jambon.

Des points très divers ont été abordés, qui vont de la dotation accordée à la princesse héritière Elisabeth, sur laquelle les congressistes n'ont pu s'accorder, à la sortie du nucléaire. Les nationalistes flamands la repoussent en 2065, au lieu de 2015, et proposent de construire une nouvelle centrale nucléaire.

Les discussions ont également été nourries à propos de la Communauté germanophone mais celle-ci se voit bel et bien, dans le programme de la N-VA, conférer le droit à l'auto-détermination sans préalable.

Quelques figures de proue du parti ont échoué à faire passer leurs amendements. La députée européenne Frieda Brepoels, co-fondatrice du parti, a voulu obtenir samedi un engagement européen plus clair, par exemple en envisageant de confier des compétences fiscales à l'Union européenne, mais elle n'a pas été suivie. Et n'a pas rencontré davantage de succès lorsqu'elle a proposé de supprimer les références à l'"euroréalisme", qu'elle perçoit comme trop eurosceptique.

Les congressistes ont aussi eu à coeur de défendre la langue de Vondel. Les mots "sabbatical", "cross-over" et "education" seront remplacés par leur variante néerlandaise.

Belga et RTBF

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