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Chief resilience officer : en quoi consiste ce métier d’un nouveau genre ?

Chief resilience officer : en quoi consiste ce métier d’un nouveau genre ?
12 août 2022 à 11:00Temps de lecture2 min
Par RTBF avec AFP

C’est une profession qui n’existait pas il y a encore quelques années. Mais sous l’effet des changements climatiques, plusieurs villes se sont retrouvées contraintes de désigner des "chiefs resilience officers". Ou en bon français, des "responsables de la résilience". On vous explique le principe de ces nouveaux métiers.

Au chevet des villes fragilisées par la crise climatique

Des personnes "chargées de la résilience" pour aider les villes et leurs habitants à résister aux événements climatiques extrêmes. Voici des intitulés de poste que l'on peut désormais voir s'afficher sur des profils de réseaux sociaux dédiés à l'emploi tels que LinkedIn.

Pour rappel, une "ville résiliente" désigne, tout comme lorsque l’on parle d’un individu, à la fois la capacité à prévenir les risques et à se remettre des conséquences de grands chocs. Un concept que l'on applique en premier lieu aux catastrophes naturelles (incendies, inondations, ouragans...) mais aussi à d'autres événements de grande envergure comme la pandémie de Covid-19 ou une crise économique majeure

Mais pour qu'une ville devienne résiliente, il faut des personnes qui veillent au grain. C'est là qu'interviennent les "chiefs resilience officers".

Une profession qui a fait son apparition avec le "réseau des 100 villes résilientes", créé en 2013 par la Fondation Rockefeller et que Paris a intégrée deux ans plus tard, en 2015.

Concrètement, un responsable de la résilience sera chargé de mettre en place des plans axés autour de différents aspects très précis lorsque cela concerne la question climatique : gestion de la pollution, réduction des inégalités environnementales, lutte contre les îlots de chaleur urbains....

Paris rafraîchit des cours d'écoles

En France, ce rôle est actuellement assuré par Noémie Fompeyrine, responsable du "Pôle Résilience" de la Ville de Paris. Elle a, sur les traces de son prédécesseur Sébastien Maire, notamment participé à la mise en place du projet "Oasis", qui consiste à rafraîchir plusieurs cours d'écoles de la capitale grâce à l'installation de matériaux réfléchissant les rayons de soleil, la construction de cabanes végétales ou encore l'aménagement de jardins pédagogiques.

"Pensées comme de véritables îlots de fraîcheur au cœur des quartiers, ces cours pourront également accueillir un public plus large en dehors des temps éducatifs et devenir notamment des refuges pour les personnes vulnérables durant les vagues de chaleur", explique la Ville de Paris sur son site internet.

Des "responsables de la chaleur"

La ville de Milan, considérée comme un modèle européen en termes de ville résiliente, a elle aussi un "chief resilience officer" depuis 2018. En plus de ses nombreuses pistes cyclables, elle se démarque par sa forêt urbaine "Bosco Verticale" avec plus d'une centaine d'arbres qui visent à réduire les émissions carbone, diminuer la pollution sonore et rafraîchir les rues.

Depuis la moitié de l'année 2021, des postes de "chief heat officer" ont également vu le jour dans plusieurs grandes villes comme Athènes (Grèce), Phoenix (États-Unis) ou Freetown (Sierra Leone). Le rôle de ces responsables de la chaleur n'est pas tellement différent des exemples cités, à la différence près que ces derniers sont spécifiquement chargés de prévenir l'arrivée des canicules.

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