Charleroi : le secteur de l'aide aux victimes tire la sonnette d'alarme

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15 juin 2015 à 13:39Temps de lecture1 min
Par Daniel Barbieux

Des psychologues et des assistants sociaux peuvent aider très vite après un viol, une agression, un racket en accordant une oreille attentive et en apportant leur aide pour aller déposer plainte puis, plus tard, trouver un avocat pour affronter un procès. Ces actes peuvent être salutaires quand on est sous le choc. Le réconfort moral est alors très important. Et l’accompagnement peut durer des années : jusqu'au procès et même au-delà parfois. Pourtant les services d’aide aux victimes manquent de moyens. Ils relèvent de la compétence des communes, des communautés ou du gouvernement fédéral selon les cas. Mais on coupe dans les budgets à tous les étages.

Le risque c'est d'abandonner les victimes et que les personnes se retrouvent à nouveau esseulées face à cette machine judiciaire qui est de plus en plus compliquée et pas facile à appréhender. En attendant, à Charleroi comme ailleurs, les agents du service ont très peur parce qu’ils se rendent compte que l’aide aux victimes n’est plus à la mode et qu’il y a de moins en moins de moyens pour de plus en plus de demandes. Que vont devenir ces victimes ? C’est la question à laquelle les services d'aide demandent une réponse politique rapidement.

Simon Bourgeois, Daniel Barbieux

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