Caroline Désir : "Je ne peux pas assurer que le 1er septembre nous pourrons reprendre l'école normalement"

Caroline Désir : " Je ne peux pas assurer que le 1er septembre nous pourrons reprendre l'école normalement"
27 avr. 2020 à 06:43 - mise à jour 27 avr. 2020 à 06:43Temps de lecture2 min
Par Thomas de Brouckère

Les parents et les enfants ont de nombreuses questions après l’annonce des mesures de déconfinement de la Première ministre Sophie Wilmès à l’issue du Conseil national de sécurité. Caroline Désir la ministre de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles était l’invité du "6-9 Ensemble".

La ministre se veut d’abord rassurante avec les parents inquiets pour la santé de leurs enfants : "Je comprends leur inquiétude, mais nous ne rouvrirons les écoles que si toutes les conditions sont remplies au niveau sanitaire et si les mesures de distanciation sociale peuvent être assurées. Ensuite, les parents qui décident de ne pas remettre leurs enfants à l’école ne seront pas sanctionnés. Les enseignants prendront contact avec eux pour comprendre les raisons de cette absence et pour s’assurer que l’enfant est bien suivi pour le travail à distance".

Sur le respect des mesures sanitaires, certaines écoles ne disposent pas de toutes les infrastructures (toilettes et éviers) nécessaires pour une réouverture : "C’est pour cela que nous ne faisons pas rentrer tout le monde en même temps. On va aussi équiper les écoles en gel hydroalcoolique en plus. Mais les écoles qui ne peuvent pas respecter toutes les conditions d’hygiène ne rouvriront pas".

La distanciation et la question des récréations se posent aussi : " Les récréations pourront être espacées dans le temps pour éviter les grands regroupements d’enfants".

La question du personnel fragile

Pour le personnel qui pourrait être plus fragile et qualifié de "à risque", Caroline Désir est claire, elle ne veut prendre aucun risque avec les membres du personnel. "S’il est question de fragilité sur le plan de la santé, alors je renvoie vers le médecin traitant et la médecine du travail et il faudra écarter ces personnes".

La ministre explique que l’objectif de cette réouverture partielle c’est de renouer le contact : "Ça va permettre de reprendre le contact physique avec l’enseignant, de poser des questions et de préparer du travail à faire à la maison en toute autonomie. Donc je crois que ça a du sens d’avoir cette espèce d’enseignement mixte, entre du temps de présence à l’école et le temps de travail à la maison".


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Pour les garderies la ministre analysera la situation à partir à partir du 4 mai et du 11 mai : "Les garderies seront ouvertes mais pas pour tout le monde en même temps. On envoie le message aux parents de la responsabilité collective. "Si vous avez d’autres possibilités de garde, activez-les. Car si on a trop d’enfants en garderie alors ça va être très difficile de faire respecter les mesures de distanciation sociale".

Les maternelles ne rouvriront pas : "Rappelons que les parents qui n’ont pas de solutions peuvent les déposer dans une garderie. Mais avec les enfants en bas âge la règle de la distanciation sociale est très difficilement applicable. Raison pour laquelle nous ne rouvrirons pas les maternelles pour l’instant".

Rien de sûr pour septembre

Quant à savoir si la rentrée de septembre sera une rentrée normale : "Je ne peux pas encore assurer que le 1er septembre nous pourrons reprendre l’école comme si de rien n’était avec tout le monde présent en même temps. Les virologues et les épidémiologistes nous disent qu’on va devoir vivre avec le virus pendant de nombreux mois. Donc aujourd’hui je ne sais pas, mais par contre ce que je sais, c’est que nous devons nous préparer à une rentrée différente. Avec des moments de présence à l’école et des moments à la maison et peut-être des tournantes dans les classes".

 

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