Cannes 2013 - Le 66e Festival de Cannes s'ouvre avec Leo et "Gatsby" les magnifiques

Carey Mulligan et Leonardo Di Caprio sur le tapis rouge avant la projection de "Gatsby le Magnifique"
15 mai 2013 à 16:01Temps de lecture2 min
Par ved

Sous un ciel gris et un vent frais, les fans les plus "ultras", armés d'escabeaux et de chaises pliantes ont pris place comme d'habitude face aux marches du Palais des festivals, recouvertes du célèbre tapis rouge, dans l'espoir d'apercevoir leurs vedettes préférées.

Outre le jury emmené par le réalisateur américain Steven Spielberg et l'actrice Nicole Kidman, ils guetteront Leonardo Di Caprio, Tobey Maguire ou Carey Mulligan, interprètes du dernier film de Baz Luhrmann.

"Gatsby le Magnifique" est adapté du célèbre roman de Francis Scott Fitzgerald. L'écrivain utilisait le personnage de Gatsby, et sa richesse aussi mystérieuse que fabuleuse pour décrire l'Amérique des années 20 et son arrogante prospérité, où pointaient déjà les germes du déclin.

La critique américaine a parfois eu la dent très dure à l'égard du film, sorti quelques jours avant Cannes.

L'Australien Luhrmann a balayé mercredi les critiques devant la presse, rappelant que "quand Fitzgerald a écrit ce livre, on l'a traité de clown".

"Gatsby" a d'ores et déjà réalisé un carton au box-office dès le premier week-end de sortie avec plus de 50 millions de dollars de recettes.

Le jury au grand complet présidé par Steven Spielberg s'est lui aussi prêté à l'exercice de la conférence de presse, comme le veut la tradition, avant de se taire jusqu'à la cérémonie de clôture le 26 mai et l'annonce du Palmarès.

La Croisette commencera à faire la fête avec un dîner officiel juste après la projection pour les invités de prestige de "Gatsby" suivi d'un feu d'artifice vers minuit organisé par le distributeur américain du film.

Les choses sérieuses débuteront jeudi avec l'entrée en lice des deux premiers films en compétition: "Jeune et jolie" du Français François Ozon, qui s'annonce un brin sulfureux et "Heli" du Mexicain Amat Escalante.

Vingt films au total sont en lice, plus axés sur des histoires intimes que de grands sujets politiques, comme d'autres années.

Déjà couronnés à Cannes, les Américains Steven Soderbergh et les frères Coen ainsi que le Franco-Polonais Roman Polanski viendront se frotter à d'autres talents confirmés et prometteurs retenus par le délégué général Thierry Frémaux: le Danois Nicolas Winding Refn ("Only God forgives" avec Ryan Gosling), l'Américain James Gray ("The immigrant" avec Marion Cotillard), l'Iranien Asghar Farhadi ("Le Passé" avec Bérénice Béjo et Tahar Rahim) ou encore le Franco-Tunisien Abdellatif Kechiche ("La vie d'Adèle" avec Léa Seydoux).

Cannes ne se résumant pas à la compétition, d'autres sections vont aussi ouvrir leurs portes jeudi comme "Un certain regard", où l'Américaine Sofia Coppola présentera son dernier opus, "The Bling Ring" avec Emma Watson.

L'actrice américaine Robin Wright sera à l'affiche du dernier Ari Folman, "The Congress", film mi-réaliste, mi-dessin animé fantastique, présenté en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs, section parallèle du festival.

La 52e Semaine de la critique ouvrira avec "Suzanne", deuxième film de la française Katell Quillévéré.

Cannes, c'est aussi le plus grand marché du film au monde avec près d'un milliard de dollars de chiffre d'affaires l'an dernier, et plus de 10.000 participants en provenance d'une centaine de pays. Pour le patron du Marché, Jérôme Paillard, "ce n'est pas la crise. Tous nos indicateurs sont au vert", a-t-il dit à l'AFP, citant "une fréquentation en hausse de 5 à 6% et une progression de près de 20% du nombre de films présentés, à plus de 5.000".


Belga

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