Au niveau politique, face au coronavirus, un maître-mot : rassurer

Réunion du Conseil National de Sécurité
10 mars 2020 à 16:29 - mise à jour 10 mars 2020 à 16:29Temps de lecture1 min
Par Philippe Walkowiak

Trois heures de réunions entre les différents niveaux de pouvoir et les experts pour affiner les mesures à prendre pour endiguer l’épidémie de Coronavirus. Le mot d’ordre reste de rassurer la population. La Belgique reste en phase 2 renforcée.

Mesures complémentaires

Jusqu’ici le Conseil National de Sécurité était connu pour ses interventions lors des attentats, lorsqu’il fallait évaluer la menace. C’est la première fois que l’institution, mise en place réellement en 2015, doit affronter une crise sanitaire.

Le Conseil réuni autour de la Première Ministre a adopté plusieurs principes à mettre en œuvre par les différents niveaux de pouvoir.

Au niveau scolaire, on recommande de ne pas fermer les écoles même si un cas de coronavirus est diagnostiqué dans l’établissement. Par contre, les fêtes scolaires et les voyages vers des zones à risques sont déconseillés.

Au niveau local, il est recommandé d’interdire les évènements de plus de 1000 personnes se déroulant à l’intérieur. Ce sera aux bourgmestres et gouverneurs d’apprécier les différentes situations. Les évènements extérieurs comme les matchs de football restent autorisés.

Le Conseil National de Sécurité ne déconseille pas, à l’inverse, l’utilisation des transports en communs, même si paradoxalement, aux heures de pointes, des centaines de personnes se retrouvent confinés dans un train, un métro ou une gare.

Le Conseil incite au télétravail. Les réunions non-indispensables doivent être évitées.

La Belgique tient avant tout à rassurer. La commande de masques chirurgicaux est en cours. Le nombre de cas n’augmente pas de manière exponentielle. La situation sera réévaluée au jour le jour.