Week-end Première

Astrophysicien : un métier brillant en Belgique, pour avoir des étoiles plein les yeux

Toute ma vie j'ai rêvé d'être astrophysicien

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Les vacances commencent à peine et on tient peut-être déjà la photo de l’été 2022. Elle a été prise par un télescope, James Webb, et voici que l’on découvre depuis une semaine ses prouesses pleines de promesses rendues possibles grâce à un métier : celui d’astrophysicien. Un métier qu’on explore en compagnie d’Olivier Marchal, sociologue et directeur de la Cité des Métiers de Charleroi.

Regarder les étoiles

Nous le faisons depuis des siècles, des millénaires même. De Lucien, petit-fils de Lucy, au fond de sa grotte préhistorique observant l’immensité du ciel étoilé, jusqu’aux philosophes s’interrogeant sur le mouvement des étoiles, prompts à élaborer des théories et inventer des outils d’observation dont la fameuse lunette de Kepler, sous le regard suspicieux des religions en place. Copernic et Galilée likeront certainement cet article.

Tout ça pour en arriver, comme souvent, au 18e siècle, époque des grands tournants, en Allemagne, avec Kirchoff le physicien et Bunsen le chimiste, découvreurs de la spectroscopie, rendant possible l’étude des astres via les informations invisibles contenues dans le spectre de la lumière qu’ils nous renvoient. L’astrophysique alors en train de naître va accoucher en passant d’un métier fascinant : astrophysicien et astrophysicienne.

Un métier alliant : observation, théorie et technique

Son objectif est de comprendre la mécanique des corps célestes. Planètes, étoiles, astéroïdes, comètes ou galaxies, avec - cerise sur le gâteau : un Big Bang à expliquer et de la vie extraterrestre à dénicher. Rien que ça !

Alors dans son petit laboratoire (d’à peu près la taille de l’univers) il/elle adopte trois postures de travail : Observer / Théoriser / Instrumenter

Observer, d’abord, écouter surtout, en réalité, à l’aide de télescopes et d’antennes pour capter la lumière visible et toutes les rayonnements invisibles nommés gamma, X, ultraviolet, pour ensuite les décrire, les interpréter et voir si les faits confirment les théories, ou pas.

Parce qu’un astrophysicien conçoit également de nouveaux modèles mathématiques et théoriques pour expliquer les phénomènes captés.

Et tout ça grâce au travail d’instrumentation qui consiste à améliorer (et concevoir) les télescopes, sondes et autres capteurs qui équipent déjà les missions d’exploration actuelles et qui seront au cœur des futurs de nos expéditions interplanétaires.

Un métier scientifique et philosophique

"Si l’église a eu tant de mal à accepter que le monde ne tournait pas autour de la terre, l’Homme moderne découvre aujourd’hui non sans mal, que l’univers ne tourne pas non pas autour de son nombril".

Un message courageusement porté dans les médias par des astrophysiciens de renoms tel qu’Hubert Reeves, Stephen Hawkins, en plus récemment Aurélien Barrau et son style rock’n’roll qui n’est pas sans rappeler la dégaine d’un certain Brian May, ancien guitariste de Queen qui, le monde est petit, se trouve être astrophysicien lui aussi !

Getty Images

Et les filles dans tout ça ?

Comme beaucoup de fonction scientifique, ce métier attire encore trop peu de filles. Ce n’est pas une nouveauté. La faute à l’emprise des rôles genrés dans l’éducation familiale et scolaire. La faute au manque de modèle féminin. La faute aussi un peu à cette vieille idée que l’innovation, l’exploration, la découverte, les nouvelles frontières : c’est pour les mecs ! Sauf que de certitudes en débandades et d’après les derniers chiffres, les hommes eux-mêmes ne seraient plus autant attirés par les carrières scientifiques.

Comment changer les choses ?

En commençant par prendre conscience que la Belgique et la science font la paire et qu’on doit être fier :

- D’être le deuxième pays qui investit le plus dans la recherche en Europe !

- D’être reconnus comme un contributeur technoscientifique majeur dans le domaine spatial.

- Et que non content d’être géniaux, nos scientifiques gardent ce brin de Belgitude, tel que l’instant suivant une découverte mondiale majeure : un système d’exo planète potentiellement habitable, ils décident de lui donner, je vous le donne en mille : un nom de bière.

En s’appuyant ensuite aussi sur un passé glorieux (autant qu’oublié) : puisqu’avant tout le monde, le premier à avoir posé les bases de la théorie du Big Bang n’est autre qu’un Belge, Wallon de Charleroi : George Lemaitre. Qui aura désormais une journée mondiale rien que pour lui, le 28 mars, journée qui je l’espère contribuera à donner envie de science et d’étoiles aux générations à venir, garçons comme filles !

Plus d’infos sur ce métier (et sur tant d’autres), c’est, du lundi au vendredi, de 9h à 12h, sur Miti : la plateforme d’orientation en ligne entièrement gratuite de la Wallonie et de Bruxelles, ou bien via vos Cités des Métiers préférées : Bruxelles, Charleroi, Liège et Namur.

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