ArcelorMittal confirme qu'il n'investira pas 10 millions d'euros à Marchin

"Sans investissement, nous craignons, à termes, la fermeture du site", estimait plus tôt dans la journée le syndicaliste Jordan Atanasov (CSC).
27 nov. 2015 à 18:04Temps de lecture2 min
Par Belga

En réaction aux craintes exprimées par la CSC, la direction d'ArcelorMittal a confirmé vendredi à l'agence Belga que l'investissement de 10 millions d'euros envisagé pour son site de Marchin n'est plus d'actualité. Le groupe sidérurgique souligne toutefois que cela ne remet pas en cause l'accord conclu avec les syndicats et la Région wallonne.

Lors d'un comité de suivi réuni mercredi, la direction du groupe sidérurgique a annoncé sa décision, laquelle a été communiquée jeudi aux travailleurs du site marchinois.

Pour la CSC, celle-ci correspond à un non-respect des accords globaux conclus en 2014 entre les organisations syndicales, la direction d'ArcelorMittal et la Région wallonne, dans le cadre de la fermeture de la phase à chaud à Liège. Cet accord comprenait un volet social, le plan industriel pour le froid dans le bassin liégeois et le redéploiement économique des sites mis sous cocon. Le volet industriel portait sur une enveloppe de 138 millions d'euros d'investissements pour les cinq lignes stratégiques, dont 10 millions pour le site TDM à Marchin.

Du côté de la direction d'ArcelorMittal, on estime en revanche que l'accord est respecté. "L'enveloppe globale de 138 millions d'euros est maintenue, mais les 10 millions que l'entreprise envisageait d'affecter à des investissements sur le site de Marchin seront disponibles pour un autre projet", précise la porte-parole Nathalie Van Laeken.

L'usine de Marchin est spécialisée dans la production de matériaux électrozingués destinés principalement à l'industrie automobile. "Le secteur automobile se tourne désormais de plus en plus vers les matériaux galvanisés, aujourd'hui moins coûteux et plus performants en termes de lutte contre la corrosion. Sans investissement, l'usine marchinoise restera limitée à la production de matériaux électrozingués ce qui, à terme, nous fait craindre la fermeture du site et la perte d'une septantaine d'emplois", estimait plus tôt dans la journée le syndicaliste Jordan Atanasov (CSC).

Les investissements prévus à Marchin auraient pu assurer une polyvalence à la production locale, notamment par la production de produits peints. "Pour ce qui est de l'avenir du site de Marchin, je n'ai aucun commentaire à formuler", répond la porte-parole d'ArcelorMittal.