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"Anderlecht ne m’a pas montré assez d’intérêt", "Amallah est comme un grand frère", "Le culot est un de mes points forts" : Bilal El Khannouss se livre

Anderlecht ne m’a pas montré assez d’intérêt, Sélim Amallah est comme un grand frère pour moi, le culot est un de mes points forts : Bilal El Khannouss se livre

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06 août 2022 à 04:59 - mise à jour 06 août 2022 à 08:00Temps de lecture1 min
Par Pierre Deprez

Il pourrait bien être une des révélations de ce championnat. Bilal El Khannouss n’a que 18 ans mais son talent, son culot et sa détermination en font déjà une valeur sûre de l’effectif du Racing Genk. Formé au Sporting d’Anderlecht mais arrivé dans le Limbourg il y a 3 ans déjà, le milieu de terrain a tout pour réussir comme N10. Tout profit pour… Wouter Vrancken, l’entraîneur de Genk, mais pas pour Roberto Martinez, le Sélectionneur des Diables. Le jeune belgo-marocain a en effet "écouté mon cœur", dit-il, et choisi les Lions de l’Atlas pour rugir sur la scène internationale.

Entretien sans langue de bois ni faux-semblant, à la fin du match contre le Standard.

Contre le Standard, El Khannouss a brillé durant 60 minutes mais on attend plus de lui encore

"Avant d’être remplacé à la 60e, je me suis senti très à l’aise, j’avais de bonnes jambes. J’ai un jeu très technique, j’aime prendre des risques, c’est vrai que le culot est une de mes qualités. Il y a plusieurs joueurs absents en milieu de terrain : Ito et Théo (Bongonda) sont partis, Luca (Oyen) est blessé, donc il y a des attentes sur moi, mais ça ne me pose pas de problème. Et si le coach me remet sur le banc la semaine prochaine, j’accepterai, mais je serai prêt s’il m’appelle et je saisirai toutes les chances qui se présenteront pour m’imposer".

Anderlecht se mord peut-être les doigts de l’avoir laissé partir

-"Pourquoi n’êtes-vous plus chez les Mauves ?"

-"En 2019 j’ai fait un choix. Le projet sportif de Genk me plaisait".

-"Vous n’aviez pas d’avenir à Anderlecht ?"

-"Si, mais ils ne me l’ont pas montré, et Genk bien, donc je suis venu ici".

- "Vous croyez qu’Anderlecht le regrette ?"

-"Je crois, mais c’est mon choix, ils doivent l’accepter".

Précisons que tout cela est énoncé sans arrogance ni agressivité. Bilal paraît même un peu gêné, bien que sûr de lui et de ses propos.

Diablotin hier, Lion aujourd’hui, entre la Belgique et le Maroc, c’est son cœur qui a tranché

"J’ai joué pour la Belgique en U15 et U16, puis pour le Maroc en U17 avant de revenir pour la Belgique. Puis mon entourage (famille et agents) a insisté pour que je fasse un choix. Et j’ai suivi mon cœur, j’ai choisi le Maroc".

-"Comme Sélim Amallah, votre adversaire du jour ? !"

Son visage s’éclaire, il rit. "Oui, c’est celaIl m’attend, d’ailleurs. On a rendez-vous pour échanger les maillots. Je le connais bien on discute souvent sur les réseaux sociaux, notamment de l’Equipe nationale. Sélim, c’est comme mon grand frère".

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