RTBFPasser au contenu
Rechercher

Monde

Allemagne: un parti antieuro propose ses services à Angela Merkel

Angela Merkel lors d'un meeting électoral le 3 septembre 2013 à Finsterwalde, dans l'est de l'Allemagne
07 sept. 2013 à 12:19 - mise à jour 07 sept. 2013 à 12:41Temps de lecture1 min
Par AFP

La chancelière a toutefois déjà adressé une fin de non-recevoir à cette proposition, assurant que "la question ne se pose pas", dans un entretien qui paraîtra dans l'édition dominicale de Bild.

S'il franchit la barre des 5% qui lui permettrait d'être représenté au parlement, l'AfD négociera pour entrer dans une coalition gouvernementale mais "seulement avec les partis prêts à fondamentalement se détourner de la politique actuelle de sauvetage de l'euro", explique Bernd Lucke, créateur de l'AfD, dans un entretien à l'hebdomadaire Focus.

Selon Bern Lucke, il suffirait, pour la CDU conservatrice de Merkel, "de revenir à sa position de 2009", notamment sur la promesse de ne jamais garantir les dettes d'autres pays, "et nous aurions déjà fait un grand pas en avant".

Une volte-face de la CDU sur la politique européenne n'aurait rien d'étonnant, assure-t-il. "Regardez tout ce qu'elle a balancé par-dessus bord au cours de la dernière législature: le service militaire obligatoire, l'énergie nucléaire, la lutte contre un salaire minimum".

On ne touche pas à la monnaie unique

La chancelière Angela Merkel a néanmoins catégoriquement exclu toute remise en cause de sa politique et de la monnaie unique.

"Les sondages montrent qu'il n'y a jamais eu aussi peu de gens qui souhaitent le retour du Deutsche Mark. La plupart des citoyens savent que l'euro est une bonne chose pour l'Allemagne et sécurise des emplois", a-t-elle plaidé dans Bild am Sonntag.

Atteindre la barre fatidique des 5% lors des élections

Si les sondages créditent pour le moment l'AfD de 3 ou 4%, Bern Lucke prédit que son parti franchira "largement" les 5%, pour atteindre "peut-être même un score proche des deux chiffres".

Toujours dans l'hebdomadaire Focus, le directeur de l'institut de sondage Forsa, Manfred Güllner, va dans son sens en affirmant qu'il n'est "pas exclu" que la barre des 5% soit franchie par le parti récemment lancé.


AFP

Sur le même sujet

Allemagne: avec quel parti Angela Merkel pourra-t-elle s'allier?

Monde

La victoire de son allié bavarois présente un risque pour Angela Merkel

Monde