Afghanistan: 25 morts dans un attentat-suicide pendant le cessez-le-feu

Un blessé évacué à Jalalabad, en Afghaniostan, le 16 juin 2018
16 juin 2018 à 15:52 - mise à jour 16 juin 2018 à 15:52Temps de lecture1 min
Par AFP

Au moins 25 personnes ont été tuées samedi dans l'est de l'Afghanistan lorsqu'un kamikaze s'est fait exploser parmi une foule célébrant un cessez-le-feu inédit entre talibans et forces de sécurité à l'occasion de la fin du ramadan.

L'attentat, qui a fait aussi au moins 54 blessés, n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, mais une source de sécurité afghane interrogée par l'AFP l'a imputé à l'Etat islamique.

"Un kamikaze s'est fait exploser parmi des gens, des forces de sécurité, et des civils qui célébraient le cessez-le-feu" dans le district de Rodat dans la province orientale de Nangarhar, le porte-parole du gouverneur provincial Attaullah Khogyani.

Le directeur des services de santé de la province, Najibullah Kamawal, a pour sa part avancé un bilan de 25 morts et 54 blessés.

Fin du cessez-le-feu

L'attaque de samedi s'est produite peu avant que le président afghan Ashraf Ghani n'annonce une prolongation du cessez-le-feu gouvernemental et ne demande aux talibans d'en faire autant.

"J'annonce une prolongation du cessez-le-feu" au-delà de la date prévue, a-t-il déclaré, précisant que les détails seraient rendus publics ultérieurement et les forces de sécurité devaient rester en "position défensive". "Je demande aussi aux talibans de prolonger leur cessez-le-feu", qui doit prendre fin dimanche.

Le président Ghani, dont les offres de paix étaient restées jusqu'à présent sans réponse, avait annoncé la semaine dernière un cessez-le-feu unilatéral de huit jours avec les talibans pour la fin du ramadan.

Les talibans avaient de leur côté décrété une cessation des combats de trois jours. Ce cessez-le-feu est une première depuis qu'une coalition internationale menée par les Etats-Unis les a chassés du pouvoir en octobre 2001, après les attentats du 11 septembre.

Ils ont toutefois ajouté qu'ils continueraient leurs opérations contre les "forces occupantes" étrangères dans le pays et se défendraient "avec virulence" s'ils étaient attaqués.