Affaire Vincent Lambert : la Cour de cassation ouvre la voie à un arrêt des traitements

A Paris, la Cour de cassation se prononce dans l'affaire Vincent Lambert.
28 juin 2019 à 15:12 - mise à jour 28 juin 2019 à 15:12Temps de lecture1 min
Par Anne Goderniaux

Vincent Lambert, c’est cet ancien infirmier de 42 ans, victime d’un grave accident de la route en 2008. Un homme qui est depuis dans un état végétatif et tétraplégique et qui est maintenu en vie uniquement grâce aux soins qu’il reçoit. Vincent Lambert est aussi le symbole du débat sur la fin de vie en France. Il est en effet au cœur d’une bataille judiciaire entre ses proches : sa femme et son neveu souhaitent un arrêt des traitements tandis que ses parents s’y opposent farouchement au nom de la vie. Pour eux, provoquer la mort de leur fils reviendrait à " l’assassinat d’un handicapé ".

La Cour de cassation casse l'arrêt de la Cour d'appel de Paris

En mai dernier, un premier arrêt des traitements avait été prononcé par la justice avant que la Cour d'appel de Paris ne contre cette décision et ordonne la poursuite des soins. La Cour d'appel qui avait été saisie de l’affaire par les parents de Vincent Lambert.

Ce vendredi, c’est la Cour de cassation qui s'est prononcée. Elle casse l'arrêt de la Cour d'appel et décide indirectement de l'arrêt des soins prodigués à Vincent Lambert. Pour l'avocat de la femme de Vincent Lambert, cela veut dire que les traitements peuvent s'arrêter "dès maintenant". Maitre Patrice Spinosi explique : " il n'y a plus de voies de recours possibles car il n'y a plus de juges à saisir ".

Après une trentaine d’autres décisions de justice, ce pourrait être l’étape ultime dans cette affaire… Sauf que les parents de Vincent Lambert ne comptent pas en rester là. Ils menacent de poursuites pour "meurtre" en cas d'arrêt des soins.

Viviane Lambert devant l'ONU

A Paris, la Cour de cassation se prononce dans l'affaire Vincent Lambert.

Viviane Lambert, la mère de Vincent, sera lundi au Palais des Nations à Genève. Elle s'exprimera devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Elle veut interpeller la communauté internationale sur le fait que, selon elle, la France refuse de respecter les mesures recommandées par le Comité des droits des personnes handicapées de l'ONU. Un comité qui soutient les parents de Vincent Lambert dans leurs démarches.