Icône représentant un article audio.

Ceci n'est pas un selfie

Adélaïde Charlier : "On ne peut plus se permettre de transitionner doucement"

Ceci n'est pas un selfie

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Issue d’une famille engagée en politique, Adélaïde Charlier, coordinatrice francophone de Youth for Climate a-t-elle reçu le militantisme en héritage ? Rencontre avec une jeune femme de 21 ans, militante, positive et souriante dans Ceci n'est pas un selfie.

Adélaïde fait du changement climatique un de ses principaux engagements du moment. En 2019, elle était déjà en première ligne dans les rues de Bruxelles pour appeler à un changement radical de nos sociétés. Elle est la coordinatrice francophone du mouvement "Youth for Climate" et s’apprête à entrer en 3e année de Bac en Sciences sociales à la VUB.

Des rencontres enrichissantes

Adélaïde Charlier enrichit sa réflexion des nombreuses rencontres réalisées grâce à son engagement dans Youth for Climate. Alors que l'annonce du "Jour du dépassement" est survenue un 28 juillet en 2022, l'activiste belge alerte sur le retard accumulé par la société dans la transition écologique.

Ce nouveau modèle de développement aurait dû, selon elle, être déclenché par les gouvernements dès 1972 et le Rapport Meadows sur les limites de la croissance. "(Ce rapport) disait qu'il y a des limites planétaires, une limite à notre croissance et il faudra transitionner vers un nouveau monde. On avait le temps à ce moment-là. Aujourd'hui, quand on voit que le dernier rapport du GIEC nous dit qu'il reste trois ans pour inverser cette courbe (...) la transition n'a plus beaucoup de sens. Ou alors il faut une transition très rapide, parce que malheureusement on a perdu beaucoup trop de temps. On ne peut plus se permettre de transitionner doucement parce que les conséquences sont déjà présentes. On est au courant depuis plus de 50 ans, et que le mot transition est un peu passé".

BELGA - Jean-Luc Flémal

Articles recommandés pour vous