C'est vous qui le dites

À partir de quand n’y a-t-il pas consentement ?

22 févr. 2022 à 10:48Temps de lecture2 min
Par C'est vous qui le dites

La députée cdH Vanessa Matz veut clarifier le projet de Code pénal sexuel. Ce projet de loi porté par le ministre de la Justice vise à mieux définir le consentement mais il a été critiqué par l’Ordre des barreaux francophone et germanophone, rejoint par la députée qui a déposé un amendement. Ce qui coince, c’est que le texte prévoit actuellement qu’il ne peut y avoir de consentement si une personne est en situation de vulnérabilité due notamment à un état d’inconscience, de sommeil, de peur, à l’influence de l’alcool, de stupéfiants, de substances psychotropes, à une maladie ou à une infirmité ou une déficience physique ou mentale, altérant le libre arbitre. Pour Vanessa Matz, il faut préciser que l’auteur de l’acte sexuel a profité de cette situation et que sans celle-ci, il n’y aurait pas eu d’acte sexuel sinon, il pourrait y avoir viol quand la personne a pris deux verres d’alcool, au risque de créer un désordre social et d’ouvrir la porte à des vengeances de la part de femmes éconduites, c’est à lire dans La Libre Belgique.

À partir de quand il n’y a pas consentement ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

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"Si la personne n’a pas envie, elle dira non"

Jenna, une auditrice de Herstal, est intervenue à ce sujet sur notre antenne : "Il ne faut pas aller plus loin dans le Code pénal, non, c’est non. On est toujours assez lucide pour savoir ce qu’on veut ou non. On est toujours en état de dire non. Peu importent les circonstances ou son état, si la personne n’a pas envie, elle dira non."

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"Non, c’est non"

Du côté de Grivegnée, dans la province de Liège, Nabilla nous partage son avis : "À partir du moment où la personne dit non, il n’y a pas consentement. Pour moi, il faut uniquement préciser cela dans le texte de loi : "non, c’est non ". Le problème, c’est que certaines personnes ne comprennent pas ce que veut dire " non " et continuent malgré cela, je connais des amis qui ont été dans cette situation."

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"C’est impossible de toujours dire non"'

Le débat s’achève à Mons avec Anne : "C’est très difficile à prouver qu’il n’y a pas consentement. J’ai été victime de viol pendant mon premier mariage, je ne l’ai pas déclaré car j’étais sous l’emprise de la peur de représailles, peur de ne pas être crue. Il faut vraiment protéger les personnes victimes de viol. C’est impossible de toujours dire non. Quand on est drogué, dans le gaz, ce n’est pas possible. Mais tout cela, il faut réussir à le prouver et c’est compliqué."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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