92 motards ont perdu la vie en 2015, le nombre d'accidents mortels en hausse

En cause : la vitesse, inadaptée dans le chef des motards, et la distraction des automobilistes vis-à-vis de ceux-ci.
24 avr. 2016 à 16:09 - mise à jour 25 avr. 2016 à 08:27Temps de lecture1 min
Par RTBF

En 2015, 92 motards ont perdu la vie sur les routes belges, soit près d'un tiers de plus qu'en 2014, année qui avait pourtant enregistré une baisse significative.

À l'origine de cette augmentation du nombre d'accidents mortels, plusieurs éléments interviennent, et notamment la densité du nombre de deux-roues sur les routes du pays.

Les motos sont d'abord plus nombreuses, comme en témoigne l'augmentation des immatriculations, et elles étaient plus souvent de sortie en 2015, grâce aux mois d'été ensoleillés. Cela fait statistiquement grimper le nombre potentiel d'accidents.

Vitesse et distraction

Quant à la cause des accidents, deux facteurs importants interviennent : la vitesse, inadaptée dans le chef des motards, et la distraction des automobilistes.

"On voit que, dans un tiers des cas, c'est le motard qui perd seul le contrôle de sa moto. Dans plus ou moins un tiers des cas également, c'est l'automobiliste qui n'a pas vu ou qui n'a pas vu à temps le motard", précise Benoît Godart, porte-parole de l'Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR).

À cela vient encore s'ajouter la consommation d'alcool, qui intervient dans un accident sur cinq.

"Tout n'est pas rose, mais on a progressé"

Les motards, eux, pointent du doigt l'état du réseau routier, essentiellement côté wallon. Mais cet élément n'intervient que dans moins de 10% des accidents de moto.

"Petit à petit, quand on doit maintenant faire de nouvelles infrastructures, on prend clairement en compte les motards, ce qui n'était pas le cas il y a une dizaine d'années. Tout n'est pas rose, certainement, mais on a quand même bien progressé en la matière", assure encore Benoît Godart.

Coté wallon, 138 millions d’euros sont prévus jusqu’en 2019 pour améliorer l’état des autoroutes, et 350 millions pour le réseau secondaire. Ces investissements seront financés en grande partie via la taxe kilométrique imposée aux poids lourds.

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