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Belgique

Services secrets: polémique autour du GSM perdu d'Armand De Decker

Services secrets: polémique autour du GSM perdu d'Armand De Decker
08 mars 2012 à 04:55 - mise à jour 08 mars 2012 à 15:55Temps de lecture1 min
Par Belga News

La Sûreté de l'État a davantage recours à ces techniques que les services de renseignements de l'armée. Ces méthodes peuvent en outre être appliquée sur de longues périodes, comme cette autorisation d'examiner les données bancaires d'un particulier durant 20 à 60 mois.

Le Comité permanent de contrôle des services de renseignement et de sécurité (Comité R) reconnaît qu'il s'agit de longues périodes, mais juge la mesure nécessaire et estime que la Sûreté de l'État emploie ces méthodes de manière équilibrée.

Les 355 autorisations obtenues par la Sûreté pour tracer des numéros de téléphone en 2011 concernaient 1892 numéros, voire davantage encore puisque sont aussi concernés les numéros entrant en contact avec ces derniers.

Armand De Decker:  "Non, je n’ai pas personnellement fait appel aux services secrets belges"

Le Comité R a relevé certains cas d'abus, comme lorsqu'un parlementaire belge a eu recours aux services secrets pour localiser son GSM qu'il avait perdu à l'étranger. Ce travail aurait très bien pu être réalisé par un opérateur téléphonique quelconque, selon le Comité R.

On sait désormais que le député en question est le MR Armand De Decker. L'ancien président du Sénat s'est expliqué auprès de nos confrères de Sud Presse. "Non, je n’ai pas personnellement fait appel aux services secrets belges pour localiser mon téléphone portable", a fait savoir l'ancien ministre de la Coopération au développement. 

"J’ai perdu un GSM à l’étranger, à Paris. C’était il y a huit mois ou un an. J’ai déclaré la perte à la police. J’étais très embêté de l’avoir perdu. Lorsqu’on a occupé des fonctions comme les miennes, on a forcément des numéros de téléphone confidentiels", s'est défendu le bourgmestre d'Uccle. D'après lui, "c'est probablement probablement à la demande de la police qu’une demande de localisation a été effectuée".

Armand De Decker précise que le téléphone en question n'a pas été retrouvé, malgré l'intervention des services secrets. 

Julien Vlassenbroek avec Belga