Moteurs Endurance

24H du Mans 2019 : Doublé Toyota, Vandoorne 3e pour sa première

24 Heures du Mans 2019, Alonso et Toyota bis
14 juin 2020 à 05:00Temps de lecture4 min
Par Pierre Robert

Depuis le 17 mai, nous vous avons proposé, chaque dimanche, le film officiel des 24 Heures du Mans de 2015 à 2018. Ce dimanche 14 juin devaient avoir lieu les 24 Heures du Mans 2020, la suite vous la connaissez...Cette édition 2020 est reportée à l'automne prochain, le week-end des 19 et 20 septembre. Ce dimanche, nous vous proposons de découvrir le film de 2019.

Cette 87é édition est la 8é et dernière manche du Championnat du Monde d'endurance. Le calendrier a la particularité d'accueillir deux éditions des 24 Heures du Mans, les éditions de 2018 et 2019. 62 voitures constituent le plateau. Une épreuve mythique que découvre, Stoffel Vandoorne. Notre compatriote défend les couleurs du SMP Racing en LMP 1. Il est associé aux Russes Mikhaïl Alechine et Vitaly Petrov. Toyota aborde cet ultime rendez-vous de la saison avec un bulletin qui affiche six victoires en sept courses, Rebellion s'étant imposé aux 6 Heures de Silverstone.

Les Belges en évidence aux essais

Dès le mercredi soir et le début des essais libres, Stoffel Vandoorne qui découvre le tracé la Sarthe signe rapidement un chrono référence devant les redoutables Toyota. Ce chrono ne sera amélioré qu'à quinze minutes du terme de la séance. Une évidence, l'ex-pilote F1 apprend vite et bien, avec ses deux équipiers russes, il ambitionne d'emblée un podium pour sa première participation à l'épreuve mancelle.

Dans la catégorie GTE-Pro, c'est la Porsche, déjà victorieuse de l'édition précédente, qui se met en évidence. On ne change pas une équipe qui gagne, on retrouve le même trio, Estre, Christensen et notre compatriote Laurens Vanthoor. Le troisième belge engagé dans ces 24 Heures, Maxime Martin, connaît moins de réussite.Il doit se contenter du 11é chrono de la catégorie avec ses équipiers britanniques, Alexander Lynn et Jonathan Adam.

En qualification, les Toyota reprennent l'initiative et sans surprise, elles monopolisent la première ligne de la grille départ. La SMP Racing n°11 de Stoffel Vandoorne, meilleur "rookie" et auteur du cinquième chrono, s'élancera de la troisième ligne. C'est lui qui sera au volant de la voiture pour le départ.

 

Stoffel Vandoorne et ses équipiers du SMP Racing
Stoffel Vandoorne et ses équipiers du SMP Racing BOUE SEBASTIEN - PRESSE SPORTS

Course bridée par Toyota

Pendant ce double tour d'horloge, les passionnés de suspense vont être un peu déçus. En débarquent au Mans, Toyota est venu pour le doublé et pour rien d'autre. Un tout autre résultat constituerait un affront pour cette 21é participation. Dès le départ, les deux voitures japonaises s'isolent en tête de la course. La Toyota n°7 de Conway-Kobayashi-Lopez prend l'initiative et se constitue un avantage d'une trentaine de secondes sur la Toyota n°8 de Buemi-Alsonso-Nakajima. Vandoorne est 4é et s'offre un peu plus tard la vitesse de pointe de ces 24 heures, il est flashé à 350,1 km/h. La nuit tombe sur le circuit et la voiture de tête se fait surprendre. Un fait de course qui profite aux vainqueurs de 2019.

Si aucun doute ne plane sur la victoire en LMP1, à tous les autres étages, on assiste à de solides empoignades. En LMP2, l'Alpine Signatech de Lapierre-Thiriet-Negrao  repousse jusqu'au bout les assauts répétés de le voiture n°38 du Jackie Chan Racing qui avait créé la sensation en 2017, elle était montée sur le podium du classement général final.. En GTE Pro, quatre voitures terminent dans le même tour après 24 heures de course. La Ferrari n°51 de Calado-Guidi-Serra décroche la timbale et offre au constructeur de Maranello un superbe cadeau d'anniversaire : un nouveau succès 70 ans après sa première victoire...tout un symbole. Pas de trace de Laurens Vanthoor, parmi les meilleurs. Victorieux, douze mois auparavant dans sa catégorie, il doit cette fois se contenter d'une 29é place au général et 8é de sa catégorie, en cause, un souci d'échappement après la mi-course alors que jusque là, notre compatriote et ses équipiers avaient animé les débats. Pas dans le rythme et en difficulté avec l'usure des pneumatiques, Maxime Martin au volant de l'Aston Martin,  ne sera jamais dans le coup. Une sortie de piste, la nuit, rendant la tâche encore plus compliquée, l'équipage belgo-britannique se classe à une anoyme 46é place au classement général. Si Ferrari battait Porsche en GTE Pro, le constructeur allemand prend sa revanche en GTE Am, l'équipage Bergmeister-Lindsey-Perfetti offre la victoire à Porsche.

La dernière heure de course nous propose une ultime rebondissement en tête de la course. La victoire est promise à l'équipage de la Toyota du Britannique Mike Conway, du Japonais Kamui Kobayashi et de l'Argentin José Maria Lopez qui occupe la première place depuis quasiment le départ de l'épreuve. Une crevaison sur la voiture en décide autrement. Un retour au ralenti vers les stands et un changement de pneumatique ruinent les espoirs de victoire de la n°7 qui échoue à la deuxième place à 16.972 secondes. Sur le podium, grand seigneur, Alonso, s'excuse et demande une ovation au public pour ceux dont les noms auraient dû figurer sur le trophée. Cette victoire est la troisième d'une marque japonaise après Mazda en 1991 et Toyota déjà en 2018. Comme à Francorchamps au mois de mai, Stoffel Vandoorne gravit à nouveau le podium. Avec ses équipiers russes Vitaly Petrov et Mikhail Aleshin,  notre compatriote monte sur la troisième marche. Deux courses, deux podiums,...pas mal pour un "rookie"!

 

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