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11 Septembre: "Nos cœurs ont toujours mal", dit Barack Obama

Une femme pleure son fils décédé dans les attentats, à New York, le 11 septembre 2013
11 sept. 2013 à 14:31 - mise à jour 11 sept. 2013 à 15:25Temps de lecture1 min
Par AFP

"Nous prions pour tous ceux qui nous ont été enlevés, près de 3000 âmes innocentes", a déclaré Barack Obama lors d'une cérémonie au Pentagone, siège des forces armées visé par l'un des quatre avions détournés par des pirates de l'air d'Al-Qaïda.

"Nos cœurs ont toujours mal à cause des avenirs volés, des parents qui auraient connu le bonheur de devenir grands-parents, des pères et des mères qui auraient connu la joie de voir leurs enfants être diplômés, des fils et des filles qui auraient grandi, se seraient peut-être mariés, auraient eu des enfants", a poursuivi le président, qui avait auparavant déposé une couronne de fleurs blanches à proximité du monument honorant les 184 personnes tuées sur place il y a 12 ans.

Barack Obama a aussi appelé à "trouver la force de faire face aux menaces qui persistent, même si elles sont peut-être différentes d'il y a 12 ans". "Tant que certains voudront s'en prendre à nos concitoyens, nous resterons vigilants et défendrons notre pays", a-t-il assuré.

Un peu plus de 12 heures après avoir prononcé un discours solennel sur la Syrie, dans lequel il a accepté de laisser une chance à la diplomatie avant de déclencher d'éventuelles frappes contre le régime de Bachar al-Assad pour le punir d'avoir lancé une attaque meurtrière aux armes chimiques, Barack Obama a aussi appelé à "avoir la sagesse de savoir que si la force est parfois nécessaire, la force à elle seule ne peut pas construire le monde auquel nous aspirons".

Avant d'aller au Pentagone, Barack Obama, accompagné de son vice-président Joe Biden et de leurs épouses respectives, avait observé un moment de recueillement sur la pelouse de la Maison Blanche à 08H46 (12H46 GMT), l'heure à laquelle le premier avion détourné s'était écrasé contre l'une des tours jumelles du World Trade Center à New York.

Dans cette ville, les proches des victimes se sont une nouvelle fois rassemblés à Ground Zero. L'ancien maire de la ville Rudolph Giuliani a essuyé une larme alors que la cérémonie de commémoration a débuté, là aussi avec un moment de silence à 08H46.


AFP

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